La contraception et moi

Apprenons à nous connaître…

Non, non il ne s’agit pas d’une petite annonce pour un site de rencontre.

Aujourd’hui, je vais vous parler de contraception et plus précisément de mon expérience, mon rapport avec celle-ci.

Sachez que j’ai toujours eu un véritable problème avec les méthodes contraceptives qui impliquent une modification de ma physiologie et de celles devant se porter en permanence à l’intérieur de mon corps.

J’ai, en effet, commencé par des préservatifs masculins et féminins. Ma préférence à ce moment-là se portait sur le préservatif féminin. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas cette sensation désagréable de frottement que l’on retrouve nécessairement avec un préservatif masculin. Mon plus grand regret et cri de colère : le prix et la quantité par boîte, quasiment une dizaine d’euros la boîte de trois. Je trouve que cela n’incite pas les femmes (et les hommes) à se tourner vers eux.

Puis étant en couple, vous voulez être libre de vos actes. Première et unique proposition de mon médecin traitant à l’époque fut LAAA PILULEEEUUHHH !

L’on ne va pas tergiverser 107 ans : J’AI DETESTE !

J’ai commencé avec Trinordiol pendant 3 mois. Elle m’a certes protégée de tous risques de grossesse mais a eu des effets secondaires vraiment embêtant.

D’abord, mes jambes gonflaient mais vraiment au point parfois d’avoir du mal à marcher. C’était douloureux. A ce moment-là, je travaillais et j’ai pensé que cela venait de là. Puis, une tâche au niveau du pied est apparue. Mon docteur a refusé de m’écouter dans le sens où il a « rigolé » lorsque je lui dis que c’était apparu en même temps que ma prise de pilule (coïncidence, hasard ? je ne sais pas). Après l’arrêt, tout est rentré dans l’ordre. Je suis donc repartie avec les préservatifs car mon médecin traitant généraliste au lieu de me faire faire une série d’analyses a tout simplement décidé de me prescrire une autre pilule et a fait l’autruche concernant mes demandes de renseignements sur les autres moyens de contraceptions. Is everything ok ?

Puis, bah voilà quoi rebelote. LA PILULE ! LE RETOUR !

Cette fois-ci, j’étais sous minidril que j’ai pris durant deux périodes distinctes. La première période je l’ai très bien supporté. La deuxième, en revanche… Je ne l’ai absolument pas aimée. Elle m’a fait énormément gonfler et prendre du poids. J’avais des douleurs au niveau des seins, des sortes de battements au niveau des jambes… J’expliquais à autrui que je la sentais vivre en moi. Je la sentais agir. Je sais cela peut être paraitre bizarre écrit comme ça, mais je ne peux pas l’exprimer mieux.

Cette dernière déception et ma dernière plaquette en main m’ont poussé à prendre rendez-vous avec mon gynécologue pour me faire poser un stérilet non hormonal. A noter que j’avais le stérilet chez moi dans mon armoire à pharmacie depuis 1 an… no comment, n’est-ce pas ?

Pourquoi avoir attendu autant de temps avant de me faire poser ce stérilet ? Ne cherchez pas midi à quatorze heures ! j’avais peur tout simplement !

Comment ne pas avoir peur sachant que vous allez porter H24 un bout de plastique et de cuivre à l’intérieur de vous (j’ai toujours détesté les tampons, alors là c’était le pompom sur le gâteau).

Mais c’était la pilule, le stérilet ou l’abstinence ? Faites vos jeux Mesdames !

J’ai choisi le stérilet. De toute façon, j’entamais ma dernière plaquette, tout était parfait pour sauter le pas.

Je pris donc rendez-vous avec mon gynécologue. C’est un homme, très gentil, aimable. Il m’avait demandé de venir juste après la fin de mes dernières règles, ce qui était impossible pour moi au vu de mon emploi du temps. J’avais un créneau une semaine après. Je me suis dit qu’il fallait tenter le coup et qu’au pire cela attendrait le cycle suivant. Me connaissant un peu, il m’a dit : « ok on va voir si les conditions sont bonnes ». Il savait que ma dernière visite avec lui remontait à un an, il savait que j’avais peur du stérilet. Il savait d’autres choses. Je pense que c’est la raison pour laquelle il ne m’a pas congédiée.

Comme il me l’avait précisé, 20 minutes avant la pose j’ai pris un doliprane 1000 et 2 Spasfon pour prévenir la douleur.

Je m’installe sur le brancard (pas besoin d’un dessin vous connaissez le protocole).

Je le vois aller et venir, prendre des instruments. Ça fait un peu peur… certains instruments sont impressionnants. Mais j’ai confiance.

Hum… il se passe des choses. Il utilise les instruments. Je ressens à un moment une contraction comme les douleurs de règles (il m’avait prévenu), puis une autre douleur un peu plus vive. RIEN D’INSUPPORTABLE ET D’INSURMONTABLE POUR MOI.

5 minutes plus tard… Oui, oui 5 minutes ! c’est fini ! je suis une femme libre ! Le médecin me donne quelques recommandations et me dit que je peux reprendre une vie normale.

Je rentre fière de moi ! j’ai surmonté ma peur. Mon gynécologue a été honnête avec moi et tout s’est passé comme il me l’avait dit.

Arrivée chez moi, mon homme est là, il s’apprête à partir en déplacement professionnel avec un ami. Le choix de cette date de rendez-vous donnait à pic dans la mesure où j’avais la possibilité de vivre ce moment en toute tranquillité du fait de l’absence de mon homme.

L’après-midi, j’avais décidé de ne rien faire à part me détendre devant Netflix. Une fois l’effet des antidouleurs passé, j’ai commencé à ressentir des douleurs. Douleurs absolument supportables mais impressionnantes. Je ressentais comme des sortes de contractions (j’imagine que c’est ce que l’on ressent lorsque l’on va accoucher mais en pire ?). Je prends de grande inspiration, puis j’expire. Je me détends la douleur passe… cela a duré jusqu’à ce que je décide de prendre un Spasfon. En effet, j’avais lu que certaines femmes avaient tout simplement expulsé le stérilet suite aux contractions. Après la prise, je me sens bien. Je suis fatiguée.

Les jours suivants tout s’est passé normalement, je suis retournée au sport, j’ai vécu ma vie. Le cycle premier fut douloureux. Je dirais plus que d’habitude avec des douleurs particulières comme si elles me lançaient dans la jambe. A l’heure actuelle, j’ai passé 3 cycles avec et je note que mon corps s’habitue à chaque fois un peu plus. Les douleurs ressemblent davantage à celles que j’avais avant la pose.

Aujourd’hui, cela fait 3 mois que je porte un stérilet. Je n’ai rien à signaler, j’en suis contente je croise les doigts. Cela me fait penser que je dois prendre rendez-vous pour mon premier contrôle.

J’espère que mon récit vous aurez un peu éclairé et n’hésitez pas si vous avez des questions. Messieurs n’ayez pas peur non plus 😉

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